Les Galamières et le Ménel

Œuvres remarquables d’un architecte novateur, René Gagès

René Gagès (1921-2008) a été l’un des plus éminents architectes de notre région. Il a fondé et dirigé
une agence réunissant une quarantaine de salariés. Il a construit de nombreux bâtiments dans le
Rhône, mais aussi l’Ain, la Haute-Savoie et même à Berlin et au Moyen-Orient.

Compte-rendu de la conférence de Philippe Dufieux [1]
Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon

Cette conférence a été organisée à l’occasion des 50 ans des Galamières et du Ménel, par la mairie de Meximieux, en partenariat avec l’Association Patrimoine et Mémoire du Château de Meximieux et la SHAPA de Pérouges. Elle s’est tenue le 12/02/25 à la Maison de la Culture et des Associations de Meximieux de 18h30 à 20h40 et a réuni plus de 80 personnes, dont beaucoup d’habitants des deux quartiers. Cette affluence est exceptionnelle pour une conférence sur le patrimoine de Meximieux. Illustré de très nombreuses photos, l’exposé de P. Dufieux a duré environ une heure. Il a été suivi d’un long et très riche échange avec le public, dont nous rendons également compte.

René Gagès (photo extraite du livre « La permanence de la modernité »

Son activité se déploie à partir des années 1950, selon une voie originale au sein du mouvement moderne. Le pays sort de la guerre : il faut construire des centaines de milliers de logements. C’est donc l’époque de l’édification des « grands ensembles », dont Gagès est l’un des principaux acteurs.
Beaucoup d’architectes sont alors inspirés par les principes d’architecture et d’urbanisme de la Charte d’Athènes, élaborée en 1933 sous l’égide de Le Corbusier [2].

Entre les deux guerres, l’école d’architecture de Lyon est dominée par la figure de Tony Garnier [3].
Auguste Perret [4] est également une figure marquante de l’époque. R. Gagès est influencé par l’un et l’autre, ayant été formé d’abord à Lyon, puis à l’atelier de Perret à Paris, dont il sort diplômé en 1947.
Dès 1949, il lance un atelier conjuguant recherche, enseignement et élaboration de projets en lien avec les besoins de l’époque.
A 30 ans, Gagès se voit confier une mission de recherche de sites pour accueillir des grands ensembles dans le cadre du schéma directeur de l’agglomération lyonnaise. C’est ainsi que d’anciens sites de fortifications vont être utilisés. Ceci débouche notamment sur l’opération de Bron-Parilly (1954-1960), dont Gagès est l’un des principaux acteurs. Avec 2600 logements, il s’agit du plus important ensemble d’habitations jamais construit en France. Sa construction fait appel à des techniques innovantes comme la préfabrication. Les panneaux de façade, par exemple, sont produits en usine. Les appartements sont dotés d’éléments de confort peu courants auparavant, comme les salles de bains. Les « cités radieuses » de Le Corbusier sont un élément majeur d’inspiration. Gagès rencontre d’ailleurs Le Corbusier à plusieurs reprises.

 « Cité radieuse » de Marseille de Le
Corbusier, 1946-52 (photo domaine public de commons.wikimedia.org-Eyerico-2024)

« Unité de Voisinage » de Bron-Parilly, 1954-60 (photo du livre « Les
chemins de la modernité »)

Bron-Parilly lance la carrière de R. Gagès. Ainsi, dans les années 60, Gagès construit-il par exemple plusieurs milliers de logements à Berlin. Il travaille sur la modularité, proposant de choisir la taille de
son appartement, « à la carte », au sein d’un ensemble. Il est nommé architecte des Postes et Télécommunications pour la région Rhône-Alpes. Il construit notamment l’hôtel des postes de Caluire, qui n’est pas sans rappeler l’architecture des Galamières. Gagès construit également des lycées. Il est très marqué par l’école allemande d’architecture, le Bahaus [5], animée notamment par W. Gropius et L. Mies van der Rohe, qu’il rencontre d’ailleurs à cette époque.

Hôtel des Postes de Caluire, 1965-68 (photo du livre « Les chemins de la modernité »

De 1968 à 1976, R. Gagès travaille sur le centre d’échanges de Lyon-Perrache. C’est un programme de centre intermodal complètement inédit en France, articulant les échanges entre gare ferroviaire, gare routière, autoroute urbaine puis métro, auquel s’ajoutent un parking de 1000 places puis bientôt une galerie marchande, un espace culturel et des jardins suspendus !

Centre d’échanges de Lyon-Perrache, 1968-76 (photo extraite du livre « Les chemins de la modernité »)

L’ensemble s’étend sur 4 niveaux et 250 sur 70 m. La polychromie, choisie avec soin, avait beaucoup d’importance pour l’architecte : les couleurs ont cependant disparu au fil du temps. Si cet ensemble a été beaucoup critiqué, le fait est qu’il fonctionne encore. On ne sait pas comment le remplacer, même s’il est en cours d’adaptation. Le centre est complété dix ans plus tard par le site Kitchener-Quarantaine, qui lui fait face sur la rive droite de la Saône, à proximité du tunnel de Fourvière. A l’époque, on organisait la ville autour de la voiture !
Venons-en à EDF, aux Galamières et au Ménel. Via Jean-Claude Lebreton, ingénieur passionné d’architecture, EDF fait appel à Claude Parent en 1974. Il s’agit de concevoir des types d’architecture de centrales nucléaires en veillant ensuite à leur intégration dans le paysage de chaque site. C. Parent constitue un groupe d’architectes qu’il va coordonner. Il dessine lui-même certains projets et notamment des tours aéroréfrigérantes. Son groupe va en particulier concevoir l’architecture des centrales de Paluel et Cattenom.
Parallèlement, le Plan Construction de 1971 cherche à promouvoir des alternatives au « barres » et, plus largement, à favoriser l’innovation dans la construction. Il est présidé par Paul Delouvrier, initiateur des « villes nouvelles » dès 1961. P. Delouvrier est d’ailleurs de 1969 à 1979 président d’EDF et l’un des acteurs du programme de construction des centrales nucléaires. C’est dans ce contexte que R. Gagès est sollicité par EDF pour construire Les Galamières et le Ménel, logements dédiés au personnel de la centrale graphite-gaz du Bugey, qui démarre en 1972. Gagès y travaille avec G. Roche. Les travaux de ces ensembles de logements se déroulent autour de 1970 (phase 1) et 1975 (phase 2) sur un terrain de 13,5 ha. La proximité de Pérouges doit être prise en compte. On abandonne les « barres » pour revenir à la rue. Il s’agit d’habitat individuel groupé, en grappes. On recrée un village, avec des courettes et coursives. Ces cités-jardins se fondent dans la végétation.

Le Ménel, habitat individuel groupé, village de structure complexe, avec courettes et végétation (ph. F. Mosneron, 2024)

Les fenêtres d’angle sont inspirées du Bauhaus. Les structures, souvent complexes, avec de nombreuses combinaisons, permettent de limiter les vis-à-vis, malgré la densité, du Ménel surtout. A l’intérieur des logements de 3 à 8 pièces, les espaces dédiés à la journée et à la nuit sont dissociés. La cuisine est souvent située au centre. Certaines cloisons sont coulissantes. Le gros-œuvre n’est pas préfabriqué, les murs étant construit en béton banché, avec banches apparentes, le béton restant nu. 

Les Galamières, « célibatorium », fenêtres d’angle et béton banché brut (ph. F. Mosneron Dupin, 2024)

Andrault et Parat sont également sollicités par EDF pour construire l’ensemble « Innovation » à Ambérieu-en-Bugey (1977). Il s’agit de logements collectifs avec entrées individuelles, l’objectif étant de donner au collectif les qualités de l’individuel. Même objectif pour « Habitat 67 » construit par M. Safdie à Montréal à peu près en même temps que Galamières et Ménel. Nous pouvons également rapprocher nos deux quartiers de la cité universitaire Cappucini à Urbino (1962-66 et 1973-83) de G. de Carlo ou du village de vacances du Merlier, à Ramatuelle (1958-65) de l’atelier de Montrouge avec L. Arretche.

Habitat 67, Montréal, M. Safdie (photo domaine public AlainV-2005)

Le Merlier, Ramatuelle, Arretche et al, 1958-65, maquette (photo archiwebture.citedelarchitecture.fr-AR-13-10-05-03)

Comment envisager l’avenir des Galamières et du Ménel ? Ne pas les dissocier. Veiller à la préservation des détails, très importants dans ce type d’architecture : les poignées de porte, les fenêtres sont dessinées par les architectes modernes. Il faut définir les marges d’évolution. Il faudrait demander la labellisation Architecture Contemporaine Remarquable.

Importance des détails : traces de banches (planches de coffrage) et rainures animant la façade (ph. F. Mosneron Dupin,
Les Galamières, 2015)

[1] Compte-rendu de F. Mosneron Dupin, non soumis à la validation de P. Dufieux et n’engageant donc que son auteur. Les photos présentées dans le compte-rendu sont moins nombreuses et peuvent être différentes de celles présentées par P. Dufieux : elles ont été choisies sans l’avis du conférencier.
[2] La Charte d’Athènes a été élaborée en 1933 lors du 4ème congrès international d’architecture moderne, dont Le Corbusier a été l’un des participants les plus marquants. Elle compte 95 points sur la planification et la construction des villes. Parmi les sujets traités : les tours d’habitation, la séparation des zones résidentielles et les voies de transport ainsi que la préservation des quartiers historiques et autres bâtiments préexistants. Le principal concept sous-jacent a été la création de zones indépendantes pour les quatre « fonctions » : la vie, le travail, les loisirs et les infrastructures de transport (source : article
Wikipedia « Charte d’Athènes » consulté le 12/07/25. (Note FMD).

[3] Tony Garnier (1869-1948) est un architecte et urbaniste français. Nombre de ses projets sont à l’origine d’avancées considérables dans la réflexion que menaient alors les architectes sur ce qu’ils considéraient être l’architecture et l’urbanisme moderne. Avant-gardiste dans son utilisation du béton, dans sa volonté d’inscrire les outils de production dans sa réflexion et de créer une ville à taille humaine, il ne se revendique toutefois pas comme urbaniste, et ne s’insère pas dans les débats de son temps. Ses premières œuvres majeures sont les abattoirs de la Mouche, entamés dès 1906, puis l’hôpital de GrangeBlanche (E. Herriot actuellement) en 1909. Il travaille en même temps au projet de l’Exposition internationale de Lyon de 1914, pour laquelle il entame la réalisation du Stade de Gerland. En 1917, il commence la réalisation ex nihilo du quartier des ÉtatsUnis. Tous ces projets sont menés de front sur plusieurs années ou décennies. Après la Première Guerre mondiale, il ne se
lance plus dans de vastes réalisations. Marqué par le conflit, il travaille durant les années 1920 sur plusieurs monuments aux
morts. Durant les années 1930, il termine ses chantiers principaux (source : article Wikipedia « Tony Garnier » consulté le
12/07/25). (Note FMD).
[4] Auguste Perret (1874-1954) est l’un des premiers architectes à saisir l’intérêt du béton armé (au début des années 1900). Il
est toujours resté attaché à ce matériau à la fois économique et robuste, tout en posant quelques principes comme le « style sans ornement », la structure poteau-poutre-dalle ou le plan libre. Placée sous le signe de la continuité historique, son œuvre reflète la volonté d’inscrire la construction moderne au sein d’un nouvel ordre architectural défini comme « l’École du classicisme structurel ». Cette terminologie ne doit pas cacher un exceptionnel sens pratique qui marque une recherche de durabilité et de démocratisation de la Modernité. Il a pleinement concrétisé cet idéal architectural en reconstruisant le centreville du Havre. Perret été dénigré par le Mouvement Moderne, proche de Le Corbusier (source : article Wikipedia « Auguste Perret », consulté le 12/07/25). (Note FMD).

[5] Fondé en 1919 par Walter Gropius à Weimar, le Bauhaus (littéralement : « maison du bâtiment ») étendit ses recherches à tous les arts majeurs et appliqués, en vue de les intégrer à l’architecture. Selon l’objectif de son fondateur, tous ceux qui participaient à l’édification du bâtiment devaient être pénétrés des principes du maître d’œuvre et créer en harmonie avec lui, la partie complétant le tout. Appelés par W. Gropius, les plus grands artistes du temps y enseignèrent. Le Bauhaus suscita un vif intérêt dans le monde, mais provoqua de fortes réactions dans les milieux politiques allemands. Transféré à Dessau en 1925, puis à Berlin en 1932, il fut définitivement fermé par les nazis. Les principes du Bauhaus ont profondément marqué l’esthétique contemporaine ; un grand nombre d’écoles et d’universités adoptèrent ses méthodes d’enseignement, comme l’industrie ses conceptions. La plupart de ses maîtres et de ses anciens élèves, accueillis par les États-Unis peu avant 1939,
continuent à influencer l’art moderne (source : article Encyclopédie Universalis « Bauhaus », écrit par S. Lemoine, consulté le
12/07/25). (Note FMD).

Compte-rendu des échanges avec le public

– Le quartier Citadelle, au nord des Galamières, fait partie du même ensemble, même si l’isolation par l’extérieur en a fortement changé l’aspect. Cette isolation y est d’ailleurs assez dégradée. Que pensez-vous de l’isolation thermique par l’extérieur ?

PhD : L’isolation par l’extérieur est fragile : il faut la refaire tous les 25 ans. Dans son bilan énergétique global, il faut aussi prendre en compte que sa fabrication est énergivore. Et elle transforme tous les bâtiments en cubes de peu d’intérêt, dont tous les détails ont disparu. On peut déjà obtenir de bons résultats avec des fenêtres et des toits bien isolés, notamment.

– Il y avait au départ au Ménel des problèmes d’isolation phonique entre les pièces.
– Les espaces verts ont été jusqu’alors à peu près préservés, de même que le stade, construit à l’époque par EDF. Il est important de les conserver.
– Oui, mais se pose le problème des ventes de parties communes par l’ASL à des propriétaires qui souhaitent agrandir leur parcelle, qui est très difficile à maîtriser. Or la réduction des espaces verts communs et la multiplication des clôtures peuvent altérer le caractère exceptionnel de cité-jardin, surtout aux Galamières. De nombreux arbres ont également été abattus.
– Au Ménel, le règlement de l’ASL prévoit que tout arbre abattu doit être remplacé.
– Concernant la prolifération des clôtures : lorsque j’ai acheté au Ménel, il n’y avait pas de clôture.
– C’était la même chose aux Galamières, au départ.
– Il n’est pas facile d’assurer la pérennité de la conception. Pour mon ASL, aux Portes de la Dombes, le règlement a été déposé aux hypothèques, ce qui rend quasi-impossible de le modifier.
– Les fenêtres en angle, c’est génial : cela libère de la place le long des murs.
– J’habite aux Galamières depuis 1994. Je n’ai pas de vis-à-vis, ce qui est très bien. A l’époque, les façades n’étaient pas peintes : elles l’ont été lors de la rénovation effectuée par EDF en 2001-2002.

PhD : cette peinture blanche donne un caractère méditerranéen aux Galamières.

Les Galamières : peinture blanche posée en 2001-02, cheminée, terrasses couvertes avec décrochement du toit, jeu des ombres, environnement végétal. Les variations de niveau du toit sont dues à l’alternance de zones avec et sans acrotère (muret bordant le toit). Au total donc, aucune uniformité, malgré la simplicité de la structure cubique de base. Notons aussi que les réseaux électriques et télécom sont enterrés : pas de poteaux, pas de fils au-dessus des rues, pas d’antennes sur les toits, du moins à l’origine (ph. F. Mosneron Dupin, 2024)

– La villa Le Lac, construite par Le Corbusier près de Vevey en Suisse, ressemble au Ménel.
– Malheureusement, le Ménel est devenu une « catastrophe visuelle » à cause de l’hétérogénéité des peintures appliquées aux façades après la vente par EDF (intervenue bien avant celle des Galamières).
– Il y a aussi au Ménel des fissures : cela explique pourquoi des enduits ont été posés. Nous aurions besoin de l’avis d’un bureau d’études sur la manière de les traiter.
– A cause de problèmes d’humidité (l’une des deux rues du quartier s’appelle l’Allée des Sources !),
Le Ménel est construit sur des remblais. Ceci pourrait expliquer l’apparition de fissures dès le début.
– L’absence du recours à la préfabrication pourrait être due au fait que beaucoup de béton était disponible pour la construction de la centrale.

PhD : pour éviter la dégradation, vous pourriez lancer une « opération modèle » sur un ou plusieurs lots.

– Pour piloter cela, il faudrait choisir un architecte du patrimoine spécialisé dans le XXème s.

PhD : vous pourriez aussi vous appuyer sur le CAUE6.
– Le bureau de l’ASL doit lancer un débat. Mais ce n’est pas un sujet facile.

Président ASL Ménel : c’est de plus en plus difficile. Il faut essayer de sauver une partie. Nous avons fait faire un diagnostic énergétique par l’ALEC : cela été de peu d’utilité. Au Ménel, un propriétaire a fait isoler par l’intérieur : les résultats ont été très bons, avec une faible perte d’espace. Trouvez nous un architecte !
– J’ai également fait isoler ma maison par l’intérieur, aux Galamières. Ainsi, l’été la température ne dépasse pas 24°C et l’hiver, sans chauffage, elle ne descend pas sous 14-15°C. J’ai fait poser sur les murs environ 15 cm d’épaisseur d’isolant. J’ai donc perdu un peu de place.
– Moi aussi, j’ai fait isoler par l’intérieur, au Ménel. C’est très bien, même si j’ai perdu un peu de surface.
– A la Bovagne, j’ai fait créer un toit végétalisé et j’ai fait poser 4 cm de polystyrène dans le garage.
Très bien.
– Les toits avec graviers, c’est très bien.

PhD : comment implanter des pompes à chaleur ou des panneaux solaires dans ces quartiers sans affecter l’architecture ? C’est à étudier.

– Il y a déjà des panneaux solaires sur un toit et au moins une pompe à chaleur au Ménel.

Livres pour approfondir l’œuvre de R. Gagès, dont Les Galamières et Le Ménel :

– Les chemins de la modernité, René Gagès, Mardaga, 1988.
– René Gagès, la permanence de la modernité, Philippe Dufieux, CAUE de Haute-Savoie, 2017
Articles concernant C. Parent et l’architecture des centrales nucléaires
– Architecture et paysage du nucléaire : la centrale crée le site – Entretien avec Claude Parent,
Annales historiques de l’électricité – n° 3 – août 2005
– Claude Parent : l’architecte du nucléaire, SFEN-RGN, mars 2016

Articles concernant C. Parent et l’architecture des centrales nucléaires

– Architecture et paysage du nucléaire : la centrale crée le site – Entretien avec Claude Parent,
Annales historiques de l’électricité – n° 3 – août 2005
– Claude Parent : l’architecte du nucléaire, SFEN-RGN, mars 2016

SUIVEZ-NOUS

Contact

Envie de devenir mécène ? Contactez-nous !

NOS PARTENAIRES 

SUIVEZ-NOUS

Contact

Envie de devenir mécène ? Contactez-nous !

NOS PARTENAIRES