Claude Frédéric MARCHAND curé de VARAMBON (1847 – 1907)

Voici une chronique citoyenne, écrite par notre citoyen et ami Michel MINCK.

Claude Frédéric MARCHAND est né à Ambérieu-en-Bugey le 26 juillet 1847 de Jean-Baptiste MARCHAND et Benoite RAILLAT. Son prénom d’usage est Frédéric.

Il ne subsiste pas de traces de sa formation scolaire, que ce soit dans le primaire ou le secondaire.

Il entre au grand séminaire de Brou où il reçoit la tonsure le 26 septembre 1869.

Ordonné prêtre à Brou le 30 juillet 1871 par Monseigneur de LANG, il est aussitôt nommé vicaire à Feillens le 1er août 1871 et enfin, curé à Varambon, le 15 octobre 1879. Varambon est son poste définitif et il ne le quitte que pour son départ à la retraite à Bourg-en-Bresse le 31 janvier 1898.

L'AUTEUR : MICHEL MINCK

Ingénieur ESIEE Paris et IAE Lyon et citoyen de Meximieux. Engagé dans notre association, Michel est un grand passionné de photo, d’histoire, d’archéologie et de généalogie. Il est aussi académicien de la Dombes, membre associé de l’Académie Florimontane (Annecy) et membre de la Société d’Histoire et d’Archéologie de la Plaine de l’Ain (SHAPA).

 Photo de l’auteur (2024)

Décrit comme un curé particulièrement zélé auprès de ses fidèles, Frédéric MARCHAND connait rapidement sa paroisse de fond en comble ; il capte des morceaux épars du passé de Varambon et en réalise la splendeur. Il se consacre alors à l’étude de la famille La PALUD et décide de redonner vie à la totalité du passé de Varambon sous forme d’une grande monographie qui, modestement, reste manuscrite et circule seulement au sein d’un petit cercle d’amis.

Autodidacte passionné, Frédéric MARCHAND décide alors de dépasser les limites du Moyen-âge et de remonter jusqu’à la préhistoire, sans négliger la géologie.

Il devient aussi un spécialiste de la numismatique reconnu au niveau national et il maîtrise parfaitement la science des sceaux : la sigillographie. Ses compétences ne sont dues qu’à une soif d’apprendre qui ne se dément jamais tout au long de sa vie.

Il produit alors une œuvre de référence hautement recherchée par tous les érudits et chercheurs :

La Découverte archéologique d’Izernore 1889
La Poype de Villars et ses fouilles 1889
L’Abbaye de Chassagne-en-Bresse, notes historiques, 1889
Les chartes de la tour de Douvres (1250-1624) : documents pour servir à l’histoire du Bas-Bugey et des provinces voisines, 1891
Les Caveaux de Brou (1900-1902), suivis de : la Grotte de la Cabatane, 1902
La Grande aumônerie d’Ambronay au XVIIe et au XVIIIe siècle, étude historique, suivie de deux appendices, 1897

La formidable puissance de travail de l’Abbé MARCHAND et la valeur de ses nombreux savoirs contrastent avec sa réserve et sa timidité. Il est membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie dès 1892, puis membre de la Société d’émulation de l’Ain et de la société GORINI.

 

Vers la fin de sa vie, il ébauche un nouvel ouvrage consacré au Chapitre de l’église Saint-Apollinaire à Meximieux, il correspond au cours de la rédaction de son manuscrit avec François PAGE (voir l’article qui lui est consacré) et lui demande en 1901 des remarques écrites, qu’il intègre à son manuscrit. Mais l’Abbé Marchand, très occupé par ses recherches archéologiques dans la vallée du Suran, n’a pas le temps d’achever son manuscrit

sur Meximieux avant son décès. C’est pourquoi François Page reprend ce travail et le compléte pour finalement le publier, d’abord dans une série d’articles de la revue Gorini, puis en un ouvrage, qui paraît en 1908 et demeure, encore aujourd’hui, une base solide pour toute personne désirant connaître l’histoire de Meximieux.

Frédéric MARCHAND décède le 30 décembre 1907 dans sa maison de retraite de Bourg-en-Bresse.

Les sources :

  • Fiche personnelle conservée aux Archives diocésaines de Belley-Ars (Bourg-en Bresse)

  • Rubrique nécrologique parue dans la revue « La semaine religieuse » année 1908, Tome 36, pages 56 à 58.